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28/08/2010

Jean Claude LAFFAGE, 1934 - 2010

Guili 02.JPGNous sommes en 1934. depuis deux ans la france vit dans une instabilité préoccupante. Le 25 novembre 1934, un premier projet de Front Populaire est voué à l'échec. C'est dans ces prémices de rébellion que naquit Jean Claude LAFFAGE, le 26 novembre de la même année.

Son premier souffle sera pour Gruissan, son village natal qu'il va chérir toute sa vie durant. Fils d'André LAFFAGE et de Célina DEJEAN, il va user ses fonds de culotte sur les bancs de l'école communale aux côtés de Jeanot PAULY, Pierre ICHE, Paul ALBERT, René AZIBERT, Aimé SANTENAC, Pierrot RIVAL, Pierrot GIMIE, Jojo SERVAT, Jean BOUCHER...etc...

Quand la guerre éclate, il suit sa famille réfugiée à rabastens. Il retiendra son souffle à maintes reprises pour aller donner à manger aux Maquizards, en compagnie de ses complices: Léon son frère aîné, et la famille André MILLAGOU. Après cet épisode difficile, il reprendra un second souffle et partagera d'immenses moments d'activités avec ses cousins et amis Gruissanais. Ses qualités physiques furent à l'origine de son surnom d'Antan: "Le Guili". Du souffle, il lui en fallait pour pratiquer longtemps dans sa jeunesse, du basket, du volley et bien évidemment du rugby. Trois sports dans lesquels il excellait.

Dans les années 50, il entre comme saunier aux salins du midi. Initié par Vincent AMBERT, il formera à son tour Armand LEGER dans les tâches qui lui étaient confiées. Il sera appelé sous les drapeaux pour combattre en Algérie. Les évènements douloureux s'enchaînent quand sa soeur Louise décède en couche en 1957. Elle était jeune maman de deux enfants, Jean Pierre DEMATIS et Joseph MARTROU. Après cette grizaille, Jeanot va connaître des moments heureux. En 1960 il remporte la coupe du Languedoc avec l'Aviron Gruissanais. Il joue en numéro 7, tandis que son frère endosse le maillot de pilier. La victoire fut belle et dignement fêtée.Juste le temps de souffler pour déclarer sa flamme à Gisèle SANTACATALINA qu'il épouse le 28 janvier 1961. Mais ses plus belles victoires sont les naissances de ses enfants: Jean Marc en 1962 et Cathy en 1970. Il aurait pu les annoncer en soufflant dans un clairon, son instrument de prédilection dans l'ensemble musical du réveil Gruissanais. Il puisera des moments de bonheur dans sa famille, surmontera les disparitions de ses parents et de son frère. Il va se rapprocher de plus en plus de son neveu, Jean Pierre DEMATIS qu'il considèrera comme son propre fils. Comme tout Gruissanais qui se respecte, il avait bien sûr la passion de la chasse et de la pêche, pratiquées dans les plus pures traditions ancestrales du village.

A l'âge de la retraite, "Jeanot" aimait se promener chaque jour, ramassant des "souchets" après avoir acheté son pain et son journal, et avant de retourner chez lui à la Cité du Grazels. Justement, c'est à son domicile, au pied de la cheminée qu'il m'a reçu en 2007 pour me parler de ses aïeuls et de la vie locale. J'ai découvert un homme exigeant envers lui-même et envers autrui, un personnage qui avait un avis bien arrêté sur les différents problèmes de société, sur la vie publique et sur les cancans du village pour lesquels il avait sa propre vérité. A travers ses récits, j'ai découvert un écorché vif, révolté contre l'injustice, la malhonnêteté et la trahison...au point de s'inquiéter et de dire haut et fort ce qu'il pense. Cette franchisse lui vaudra quelques inimitiés dans certains milieux, mais pour ceux qui avaient appris à la connaître, pour ceux qui partageaient cette même valeur, Jeanot était accepté tel qu'il était, c'est à dire un pur Gruissanais au coeur fervent. En effet, derrière ce tempéremment bien méditerranéen se cachait une sensibilité qu'il avait appris à dissimuler. Serviable à souhait envers ses proches, il restera fidèle à son Gruissan et en deviendra l'un des gardiens de sa mémoire.Chaque année aux agapes de la Pentecôte, il retrouvait sa "classe" et partageait en harmonie quelques refrains devenus traditionnels. Il n'avait pas son pareil pour mettre l'ensemble au diapason. L'an prochain il manquera une voix dans cette chorale de copains, car le 1er juin 2010 Jeanot a rendu son dernier souffle. La nouvelle de cette brutale disparition a ému une foule de Gruissanais. Anciens combattants, Aviron Gruissanais, Réveil Gruissanais...et chorale complétaient le cortège des amis et parents venus nombreux pour l'accompagner en sa dernière demeure. Selon ses voeux, Jeanot nous a quitté en musique. L'émotion était à son comble lorsque la chorale entonna "Gruissan mes amours". Embruns dans les yeux pour les uns, trémolos dans la voix pour les autres, les deux pour certains...c'était tout un village à l'unisson autour de Jeanot.

Figure emblématique de Gruissan, par sa personalité Jeanot occupait une grande place dans la vie des Gruissanais. dorénavant il occupera leurs pensées, laissant derrière lui un grand vide difficile à combler.

27/03/2010

Lettre à "Bouli"

Joseph 010.JPGLe 17 mars dernier, en ton hommage, les armoiries de Gruissan t'ont accompagné en l'Eglise de Calais. Le symbole est beau, le symbole est fort.

Né le 24 septembre 1948 à Gruissan, tu es entouré de l'affection de tes parents, Francis BRAS et marie Rose BIENCHERI, tous deux issus de familles modestes, familles composées de "terriens" mais surtout de "gens de mer", telsque pêcheurs, sauniers ou navigateurs. En 1952, ta soeur marie Françoise vient agrandir le cercle familial. de ce milieu, tu en tires toute la quintessence de la vie qui fera de toi un "bon vivant".

Sur le banc des écoliers et pendant toute ta jeunesse, tu es élevé dans les traditions ancestrales de Gruissan: la fête de StPierre, celle de Pentecôte, les pèlerinages à ND des Auzils, la pêche,...et bien entendu le rugby à l'Aviron Gruissanais dont tu es le "poisson pilote" au poste de 1/2 de mêlée.

Ton prénom, Joseph, tu le tiens de ton grand-père paternel qui avait épousé Francine ALLEON. Mais à Gruissan, tu es connu sous le sobriquet de "Bouli", un diminutif de "Bouboule" qui n'est autre que le surnom de ton père. Arrive le temps du régiment et de l'école des Douanes, parcours que tu partages avec ton cousin Jean Louis RIVAL. Sorti du cocon familial, tu restes viscéralement attaché à ton terroir. Mais voilà qu'au début des années 70 tu dois quitter ton Gruissan "pour t'en aller gagner ta vie, loin de la terre où tu es né".

Loin, très loin, puisque tu traverses toute la France pour t'installer au Nord, à Calais. "Ta vie, tu seras douanier, fonctionnaire, de quoi attendre sans t'en faire que l'heure de la retraite sonne". Entre temps, tu rencontres le bonheur en la personne de Mireille TAHON avec qui tu convoles en juste noce. Depuis, tous les étés tu viens passer un mois de vacances à Gruissan, pour te ressourcer en famille et faire partager cetamour du village à ta fille Florence avec qui tu entretiens une filiation fusionnelle. Depuis quelques années, cette passion de Gruissan tu la transmets à ton petit fils Mathis, à qui tu tiens comme à la prunelle de tes yeux.

Parlons en de tes yeux qui s'illuminent à chacun de tes éclats de rires. Parlons en de ton rire atypique qui attirela sympathie. Avec ton accent et ta voix forte de "poissonnier", Gruissan ne pouvait trouver mieux comme ambassadeur à Calais. Ainsi, avec ton verbe et ton timbre si particulier tu gagnes l'estime des calaisiens dont certains t'appellent affectueusement le "Marseillais". En 2007, dans un week-end tu fais l'aller retour entre Calais et Gruissan pour participer avec ton épouse à la "Cousinade ALLEON". Tu es radieux et ton bohneur est partagé. Que "c'est beau la vie" quand à Calais comme à Gruissan tu retrouves ce même horizon entre ciel et mer. Que "c'est beau la vie" quand tu marches sur les traces de ton père à la recherche des palourdes. Mais voilà que ce 13 mars, tu as suivi ses pas vers un autre horizon. Ton coeur a sombré, le notre a chaviré. Tes yeux clairs se sont fermés, ton sourire inoubliable s'est figé. De ton village natal tu emportes quelquesphotos glissées dans ton linceul. A présent, ton silence m'oblige à parler de toi au passé.

Quand l'immense cortège a franchi le parvis de l'église, l'émotion était à son comble. Ils étaient tous là, tes collègues douaniers, tescamarades du port, tes partenaires de belote, tes amis jardiniers...Tous les Calaisiens qui t'avaient adopté sont venus te rendre un hommage appuyé.Difficile de ne pas imaginer leur tristesse quand ils ont défilé au son de l'Ave Maria.Difficile de ne pas imaginer dans leurs yeux éplorés l'expression de leurs regrets.

"Tu aurai pu vivre encore un peu, pour notre bohneur, pour notre lumière, avec ton sourire, avec tes yeux clairs, ton esprit ouvert, ton air généreux...tu aurai pu vivre encore un peu, ne pas m'imposer d'écrire ces vers..." Oui tu aurai pu vivre encore un peu, voir grandir Mathis, lui apprendre à pêcher la saoucanelle sur le plan d'eau de mateille. Oui tu aurai pu vivre encore un peu, vieillir avec Mireille de longs jours heureux. Oui tu aurai pu vivre encore un peu, épargner à Florence ces moments douloureux. Mais voilà, tu n'es plus là. Tu es plus haut.

Ta soeur marie Françoise, ta famille, tes amis de jeunesse, ton Gruissan ont les yeux tournés vers l'Azur des Cieux, y cherchant les signes de ta présence. A travers ces quelques lignes, ils ont voulu à leur tour te rendre hommage. Ils t'imaginent aux côtés de tes parents trop tôt disparus eux aussi. Oh! coqui de sort! Dorénavant, la couleur de ta chemise se confond avec celle du ciel. S'il est vrai que de là haut tu nous contemples, sache qu'avec nos bleus à l'âme toutes nos pensées vont vers toi car elles ne connaissent pas de frontières. Que déclarer de plus à un douanier, sinon qu'on t'aime. "Le poète a toujours raison...qui voit plus haut que l'horizon..." Que tous nos poutous s'envolent vers toi...plus haut que l'horizon!

NB: Pour écrire ces quelques lignes, je t'avoue avoir beaucoup ramé. Les larmes à contre courant de chaque mot ont ralenti ma pensée. "A n'en savoir que dire...", j'ai dû emprunter à Jean Ferrat sa force poétique pour exprimer "La douleur du partir..." deux voix se sont éteintes. Jean FERRAT est entré au panthéon de la chanson Française. BOULI est entré au Panthéon des ambassadeurs Gruissanais. Ton cousin B.M

01/11/2009

Eugène ALLEON, 1921 - 2009

EUGENE A01.JPGEugène ALLEON est né le 1er février 1921 à Gruissan. Fils unique d’Albertou ALLEON et de Jeanne PESQUI, il passe son enfance à Gruissan. Le métier de ses aïeuls, tailleur de pierres, est en extinction. Ses parents se sont tournés vers les métiers de la vigne, la pêche, les salins et le commerce.

A la stupéfaction de toute la famille, il a tout juste 13 ans quand il rentre dans la Marine. Il embarque sur un navire de la compagnie maritime DAHER, aux côtés de son oncle CADASSUS Gabriel, avec pour seule tenue de marin, un caleçon de rugby cédé par son oncle Martin ALLEON.

Durant 4 années, il sera mousse. Malheureusement, de cette période nous n’avons pas de livret de la marine. Nous savons seulement qu’il fût hospitalisé quelques mois à ALEXANDRIE, suite à une chute accidentelle depuis le pont jusqu’au au fond d’une cale, chute provoquée par une palanquée à l’occasion d’une mauvaise manœuvre de l’équipage. Il en faut plus pour le décourager. De 1938 à 1940, il sert la Compagnie des messageries Maritimes et embarque successivement sur 2 paquebots poste : LE CHAMPOLLION puis le MARIETTE PACHA. Il est alors garçon stagiaire sur la ligne du levant qui relie Marseille, Alexandrie, Port Saïd et Beyrouth.

En 1939, les troupes Françaises sont embarquées sur le navire. Le 22 septembre 1939, le MARIETTE PACHA heurte le CHENONCEAU, faisant 11 morts et des dégâts matériels légers.

Période seconde guerre mondiale :

De retour dans son port d’attache de Marseille, Eugène est mobilisé sous les drapeaux du 6/9/1941 au 15/10/1945. Sur le croiseur COLBERT, il participe au sabordage de la flotte à Toulon, les 7 et 11 mars 1944. Sous l’occupation, il est contraint de participer à la construction des Blockhaus autour de son village natal, Gruissan. Puis, appelé à Castelsarrasin,  il est affecté à la brigade de gendarmerie chargée de traquer les « collabos ».

Enfin, à la fin de la guerre il est missioné à Port Vendres pour participer à l’opération de déminage. C’est alors que basé à Paris au ministère de la Marine, il se voit proposé de continuer à servir un Amiral.

L’appel de la mer étant plus fort, il refuse et reprend le large du 16/10 au 15/12/1945.

Entre temps, il profite d’une permission pour épouser Georgette BOUCABEILLE, le 30 octobre 1945. De cette union naîtront 3 enfants : Félix (1947 – 1947), puis Félicie en 1951 et Albert en 1956.

 

Période guerre indochine (1946 – 1954) :

Eugène débute la carrière de garçon de cabine sur LE PROVIDENCE, paquebot frère du PATRIA, de la Compagnie des Messageries Maritimes. Ce bâtiment de la flotte, réparé à la fin de la guerre, est le premier à reprendre la mer à destination de l’Egypte, la Syrie et l’Arabie Saoudite.

Ce n’est qu’à partir du 12 novembre 1947 qu’Eugène va naviguer sur la ligne d’Extrême Orient (Indochine, Japon…) Il alternera ses voyages au long cours sur le CHANTILLY (détruit en 1951), l’ ANDRE LEBON (démoli en 1952), le FELIX ROUSSEL (vendu en 1955), et LA MARSEILLAISE qui fut le plus grand et le plus luxueux de tous les paquebots de l’histoire de la Compagnie des Messageries Maritimes.

Durant cette période, il embarquera également sur l’ATHOS II pour faire les pèlerinages de Casablanca (Maroc) vers Djedda (Arabie Saoudite).

Période guerre d’Algérie (1954 – 1962) :

Eugène va continuer à naviguer essentiellement sur la ligne d’Extrême Orient, sur 3 paquebots frères construits vers 1952 : LE CAMBODGE, LE VIETNAM et LE LAOS. En septembre 1957, il sera du voyage qui transportait le roi Sihanouk et sa femme, sur le VIETNAM à destination de Marseille.

 

Sur le CAMBODGE, en 1962 il participe au rapatriement des Français d’Algérie. Auparavant, il avait fait partie du dernier voyage de LA MARSEILLAISE en 1956, année où il effectue sa seule croisière en RUSSIE.

En 1958, sur le LA BOURDONAIS, il rallie pour la première fois Marseille à Madagascar et la Réunion en   passant parle canal de SUEZ et la côte orientale d’Afrique.

 

Les années 60 :

Eugène va multiplier ses voyages sur l’Océan Indien, vers l’Extrême Orient à bord des paquebots suivants : LE VIETNAM, LE LA BOURDONAIS, LE LAOS, LE CAMBODGE.

En 1968, sur le JEAN LABORDE, il rejoint à nouveau Madagascar et la réunion, cette fois par la route du Cap. En 1969, c’est à bord du PACIFIQUE (Ex Vietnam) qu’il se rend vers une nouvelle destination au sud du pacifique : l’Australie et Tahiti.

 

Les années 70 :

Eugène va continuer à naviguer sur la ligne Marseille, Antilles, Panama, Papeete, Nouméa, Australie à bord de 2 paquebots : LE TAHITIEN et LE CALEDONIEN. En 1972, il va être promu Maître d’Hôtel et va changer de port d’attache.

Désormais, il va embarquer à Dunkerque pour la Compagnie Transatlantique, et en passant par les ports du Nord rejoindra l’Australie, les Iles Pacifiques et la Nouvelle Zélande sur 3 cargos tout neuf, lancés en 1970 : LE ZEEBRUGGE, LE ZELANDE et LE ZAMBEZE. Sur la même ligne, il naviguera également à bord du KANGOUROU, premier porte conteneurs de la compagnie.

 

La retraite :

Eugène terminera sa carrière le 25 novembre 1975 sur le ZEEBRUGGE. En km, il aura effectué maintes fois le tour du monde, essuyé plusieurs typhons, échappé à plusieurs accidents, supporté la chaleur (jusqu’à l’apparition de la climatisation dans les cabines).

41 ans de navigation, 15 heures de travail par jour, de longs mois loin de la famille, voilà qui suscite le respect et l’admiration du personnage et à travers lui de tous les marins. Concurrencée par l’aviation, la compagnie maritime était en difficulté vers la fin des années 70. Il ne restait plus que 5 maîtres d’hôtel : Eugène faisait partie de ceux-la.

 

Ces conditions de vie qu’il avait certes choisi ne lui laissaient guerre de temps pour les loisirs. A bord, il pratiquait les jeux de société et parfois le water-polo. A terre il préférait rester en famille ou emmener ses enfants voir les match de foot ou de jeu à XIII. De retour à Gruissan, il travaille un laps de temps à la Vigie puis aspire à la tranquillité, pratique la chasse à la palombe, aux canards et aux lièvres. Il s’adonne volontiers aux traditionnelles vendanges et passe des jours paisibles. Cette paix intérieure sera troublée subitement par le décès de son épouse Georgette, en 1991 jour de la fête des mères. La même année, la naissance de son petit fils Alexandre lui apportera du réconfort, sans effacer la peine de cette disparition brutale. Pendant 18 années Eugène va vivre entouré de l’attention de ses enfants. En Mai 2007, ils l’accompagneront à la « Cousinade ALLEON » dont il était le doyen. Ces derniers temps, il se faisait plus rare sur le banc de la Vendée où il avait pour habitude de rejoindre les voisins du quartier. Peu à peu, sa santé s’est fragilisée jusqu’à l’accident vasculaire nécessitant son hospitalisation. Il luttera courageusement jusqu’au 19 octobre dernier, avant que son dernier souffle ne porte des embruns dans les yeux de ses proches. Avec Eugène ALLEON (88 ans), disparaît une figure locale, mais aussi le doyen des navigateurs Gruissanais. Nous garderons de lui le souvenir d’un être méritant, discret et attachant. Nos meilleures pensées à FELICIE, ALBERT, ALEXANDRE, PASCALE et tous leurs proches.

 

Périodes des services d’Eugène ALLEON

De 1938 à 1975, sur une vingtaine de paquebots

 

 

LIGNE EGYPTE – SYRIE - BEYROUTH

 

LE CHAMPOLION

LE MARIETTE PACHA

LE PROVIDENCE

LA MARSEILLAISE

 

24/06/1938 au  16/04/1939

26/07/1939 au  19/12/1940

07/01/1946 au  10/06/1947

13/03/1956 au  04/09/1956

 

LIGNE EXTREME ORIENT

 

LE FELIX ROUSSEL

 

LE ANDRE LEBON

 

LE CHANTILLY

LA MARSEILLAISE

LE CAMBODGE

 

 

LE VIETNAM

 

 

LE LAOS

 

 

12/11/1947 au  02/07/1948

02/09/1953 au  26/08/1954

25/08/1948 au  19/02/1950

27/11/1951 au  19/08/1952

04/04/1950 au  17/11/1950

27/12/1950 au  21/09/1951

19/01/1955 au  05/12/1955

26/08/1961 au  06/02/1963

03/09/1965 au  09/02/1966

10/10/1956 au  14/09/1957

01/04/1963 au  20/04/1963

19/04/1966 au  15/12/1966

25/10/1958 au  24/06/1961

05/09/1964 au  23/04/1965

18/08/1967 au  28/11/1967

 

LIGNE MADAGASCAR LA REUNION

 

LA BOURDONAIS

 

LE JEAN LABORDE

 

 

03/12/1957 au  12/08/1958

04/02/1964 au  23/06/1964

18/02/1968 au  07/09/1968

MAROC ARABIE SAOUDITE

 

LE ATHOS II

 

16/12/1952 au  27/07/1953

 

ANTILLE PANAMA ILES PACIFIQUES AUSTRALIE

 

LE PACIFIQUE

LE TAHITIEN

LE CALEDONIEN

LE MORONI

 

25/01/1969 au  28/08/1969

09/12/1969 au  08/04/1970

28/05/1970 au  06/05/1971

01/01/1972 au  08/02/1972

28/01/1973 au  21/06/1973

 

Dunkerque Ports du Nord Panama Iles pacifique N Zélande

 

LE KANGOUROU

LE ZELANDE

 

LE ZAMBEZE

LE ZEEBRUGGE

 

10/09/1972 au  12/11/1973

22/09/1973 au  04/01/1974

13/03/1975 au  01/07/1975

28/02/1974 au  03/01/1975

03/03/1972 au  26/06/1972

20/08/1975 au  25/11/1975

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : ne figurent pas les congés, ni la période de 1934 à 1937,

ni la période sous les drapeaux où il était sur LE COLBERT