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29/05/2010

La Maison du Perruquier: souvenirs peu glorieux!

(Cet article aurait dû paraître au mois de Mars. Il a été différé pour la raison que vous connaissez)

Francine maison.jpg Dans la rue Espert conduisant à l'église, "DIVALI" un institut de soin et de beauté a vu le jour dans la maison qui fut jadis celle du perruquier, avant que notre aïeule Francine ALLEON n'en devienne propriétaire. Dans cette bâtisse, Augustin JOURNES (1851 - 1936) exerçait donc le métier de perruquier. Rien à voir avec notre article précédent! Il était à la fois coiffeur et barbier, sa clientèle étant essentiellement masculine. Aujourd'hui l'institut reçoit une clientèle plutôt féminine, mais pas exclusivement!

De son union avec Anne Marie AFFRE, Augustin aura entre autre une fille Augusta mariée plus tard à Joseph BRAS (1873 - 1943). c'est en 1917 que Francine ALLEON (1899 - 1985) fille de François et Françoise ALLEON, épouse Joseph BRAS Junior (1899 - 1929) fils d'Agusta et Joseph BRAS. Veuve à 30 ans et mère de 3 enfants, Francine portera longtemps le souvenir de 3 hommes volages: son époux, son père et son beau-père. Nous ne reviendrons pas sur les amourettes de papé François (voir brochure). Sa fille Francine ne se remariera pas et portera le deuil toute sa vie, défiant ainsi tous les commérages et les provocations de femmes se vantant d'avoir été la maîtresse de son mari. Il faut bien reconnaître que Joseph BRAS junior n'était pas très futé pour garder ses aventures secrètes. Il avait pour habitude de se rendre en charette à la plage pour livrer de l'eau auxpropriétaires des chalets. Il était parfois accompagné de ses enfants qu'il présentait à ses conquêtes comme étant...ses frères!...ce qui parvint par hasard aux oreilles de Francine. Nous vous laissons imaginer la suite. Il faut avouer que Joseph junior tenait de son père, Joseph BRAS sénior. Avant de devenir cultivateur, ce dernier fut navigateur. Il n'aimait pas que le bon vin (son verre restait sur la table du 1er janvier au 31 décembre). A Marseille, il sortit une fille de "joie" d'une maison close, après s'être bagarré avec le "maquereau"...et pendant ses permissions il rejoignait cette fille au lieu de revenir à Gruissan.

L'adultère remonte à la nuit des temps. Nos âïeuls n'ont pas attendu la libération sexuelle de mai 68. mais comment expliquer ce besoin de passer de "Bras en Bras", de séduire aux 4 vents, de porter en étendard sa virilité triomphante? A l'époque, il n'y avait ni psychologue pour faire un travail sur soi, ni de conseillers conjugaux pour tenter de "redresser la barre" si j'ose dire! Ils devinrent alors les "mendiants de l'amour" dans leur quête de désirs totu azimut. Mais delà à les plaindre!

A la mort de Joseph BRAS senior, sa femme "mamétine" (Augusta) n'assista ni à la mise en bière, ni à la sépulture, et demanda même aux croque-morts d'augmenter la longueur des clous pour sceller solidement le couvercle du cercueil. Le soir de la sépulture, dans la plus grande indifférence, elle alla jouer aux cartes. Nous imaginons à travers cette anecdote que la Saint Valentin ne devait pas être fêtée dans la maison du perruquier.

Si je me suis permis de parler d'adultère, c'est parce que ces anecdotes ont été transmises sans aucun tabou, pour que les générations suivantes ne suivent pas le même exemple. Ce passé peu glorieux, aujourd'hui prête à sourire. Du moins, ce récit permet à nos aïeuls de ne pas tomber dans l'oubli.Il y a une bonne vingtaine d'années que la famille a vendu la maison du perruquier. si l'âme de nos aïeuls y plane encore, elle y sentira une atmosphère apaisante à travers l'institut de soin. Apaisante pour la tête, apaisante pour le corps.

13:41 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

28/05/2010

De la perruque...à la Godaille Gruissanaise!

Non ce n'est pas ma calvitie naissante (d'autres diront avancée!) qui m'a inspiré cet article. L'idée me vint lors d'une réunion syndicale où notre délégué se fit le rapporteur d'un conseil de discipline au dénouement étonnant! L'ouvrier en question encourait la peine maximum, à savoir la radiation de la fonction publique (l'équivalent d'un licenciement dans le secteur privé). Bien que l'agent ait reconnu sa faute, l'affaire était mal engagée pour vérifier l'adage, "faute avouée, faute à moitié pardonnée". Il fallut toute la persuasion du délégué syndical pour renverser la tendance. Il est vrai que l'ouvrier était à 6 mois de la retraite et que jusque là il avait été irréprochable dans son travail. fort de ces arguments, les membres du conseil de discipline se rangeaient un à un derrière les propositions du délégué syndical qui fut à tel point convaincant que l'on espérait obtenir la clémence des jurés... Mais au moment de prononcer le verdict, l'un des représentant de l'employeur faillit faire tout capoter!

Imaginez un représentant des patrons lancer à la face du juge: "...après tout, depuis des siècles la pratique de la perruque existe!..." Quand on sait que dans ce cas, la perruque ne désigne pas un attribut capillaire, mais la faute reprochée à l'ouvrier, on comprend l'embarras du conseil de discipline. Fort heureusement l'ouvrier s'en sortira avec 15 jours de mise à pied. Mais que lui reprochait-on vraiment?...On lui reprochait un détournement. En effet, pratiquer la perruque consiste à fabriquer un objet durant son temps de travail avec le matériel de l'entreprise et avec son outil de travail, qui n'a rien à voir avec ce pourquoi on est rémunéré. Depuis des siècle la perruque serait un rite toléré, accepté par toute la hiérarchie.

Dans notre anecdote, l'ouvrier en question n'était pas un Gruissanais, mais nul n'est à l'abri! bien que la perruque soit souvent acceptée par l'employeur. Interrogez vos aïeuls et dans leurs confidences vous obtiendrez peut être des exemples. Ne confondons pas tout de même avec la pratique de la "godaille" qui est ouvertement acceptée par le patron pêcheur. Celui-ci laisse à ses marins les produits de la pêche qui présentent des défauts et qui ne sauraient être vendus. De toute façon le Gruissanais fait fi de toutes ces expressions, car il est de notoriété qu'un Gruissanais ne détourne pas, ne vole pas d'objets...il les sauve! C'est bien plus honorable que la "perruque d'état" assimilée aujourd'hui aux "abus de biens sociaux"! Pratiquer la perruque c'est aussi voler du temps à son patron. Certains diront que c'était le cas hier, et que c'est encore le cas aujourd'hui. Alors, puisqu'il semble qu'il faudra travailler plus longtemps, il n'y a donc pas de raison pour que la perruque perde ses cheveux! Que ceux qui veulent travailler jusqu'à 70 ans excusent ce moment d'ironie.

10:24 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2010

Sur les traces des ALLEON

Nos recherches en direction de nos ascendants en Ardèche sont toujours au point mort. Pourtant, sur les 6 branches recensées, le patronyme est bien répandu. A défaut d’y trouver des liens directs avec les branches Gruissanaises, nous allons vous faire découvrir le résultat de quelques recherches que nous devons à Christophe ALLEON installé à LA CRAU (82).

Beaucoup d’ALLEON eurent des destinées diamétralement opposées. Nous connaissions, comment dire, les « contestataires », voire même des protestants ! Mais il y avait aussi selon les époques des ALLEON habités par la foi. En voici quelques exemples.

Ø      On découvre ainsi qu’en 1759, c’est l’abbé ALLEON-Desfrançois qui baptise à Boulieu (07) le chevalier Charles Louis de Lisle, garde du corps de Louis XV.

 

Ø      En 1880, dans le cimetière de Lamastre (07), sous une croix est la sépulture d’ALLEON, curé archiprêtre, successeur de l’abbé Le Masson. L’épitaphe en latin est digne d’un lieu illustré par les bénédictins.

 

Ø      Au milieu du XVII° siècle, Jean Baptiste ALLEON était prêtre du côté de Saint Etienne (42).

 

Ø      Fin du XVI° siècle, à St Vallier prêche le curé Michel ALLEON

 

Ø      « 19 mars 1700, suivant les ordonnances du roi à nous adressées, il est ordonné de conduire dans le couvent de St Claire d’Annonay, Jeanne ALLEON, fille de feu Jean ALLEON, du dit Annonay, pour y être instruite et y demeurer jusqu’à nouvel ordre. Fait à Montpellier ce XIX mars 1700 ». Cela concerne des enfants à partir de 7 ans et des adolescents, qui étaient enlevés à leurs familles pour être instruits dans la religion catholique. Les frais de pensions restaient à la charge des parents, si bien que furent particulièrement concernées les familles aisées.

15:24 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)