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01/04/2010

Repères Généalogiques

Lignée des BRAS

 

BRAS Joseph (1803 – 1874) peintre vitrier

Epouse CALAS Anne

ayant pour fils: 

 

BRAS Jean (1846 - 1913) Tonnelier

Epouse GAZAGNOL Marcelline

ayant pour fils:

 

BRAS Joseph (1873 – 1943) cultivateur

Epouse JOURNES Augusta

ayant pour fils:

 

BRAS Joseph (1899 – 1929)

Navigateur, Cultivateur

Epouse ALLEON Francine

ayant pour fils:

 

BRAS Francis (1923 – 1987) Saunier

Epouse BIENCHERI Marie Rose

ayant pour fils:

 

BRAS Joseph (1948 – 2010) douanier

 

En 200 ans, sur six générations de BRAS, nous enregistrons 4 Joseph aux destinées différentes.

« BOULI » était le dernier de cette lignée.

27/03/2010

Lettre à "Bouli"

Joseph 010.JPGLe 17 mars dernier, en ton hommage, les armoiries de Gruissan t'ont accompagné en l'Eglise de Calais. Le symbole est beau, le symbole est fort.

Né le 24 septembre 1948 à Gruissan, tu es entouré de l'affection de tes parents, Francis BRAS et marie Rose BIENCHERI, tous deux issus de familles modestes, familles composées de "terriens" mais surtout de "gens de mer", telsque pêcheurs, sauniers ou navigateurs. En 1952, ta soeur marie Françoise vient agrandir le cercle familial. de ce milieu, tu en tires toute la quintessence de la vie qui fera de toi un "bon vivant".

Sur le banc des écoliers et pendant toute ta jeunesse, tu es élevé dans les traditions ancestrales de Gruissan: la fête de StPierre, celle de Pentecôte, les pèlerinages à ND des Auzils, la pêche,...et bien entendu le rugby à l'Aviron Gruissanais dont tu es le "poisson pilote" au poste de 1/2 de mêlée.

Ton prénom, Joseph, tu le tiens de ton grand-père paternel qui avait épousé Francine ALLEON. Mais à Gruissan, tu es connu sous le sobriquet de "Bouli", un diminutif de "Bouboule" qui n'est autre que le surnom de ton père. Arrive le temps du régiment et de l'école des Douanes, parcours que tu partages avec ton cousin Jean Louis RIVAL. Sorti du cocon familial, tu restes viscéralement attaché à ton terroir. Mais voilà qu'au début des années 70 tu dois quitter ton Gruissan "pour t'en aller gagner ta vie, loin de la terre où tu es né".

Loin, très loin, puisque tu traverses toute la France pour t'installer au Nord, à Calais. "Ta vie, tu seras douanier, fonctionnaire, de quoi attendre sans t'en faire que l'heure de la retraite sonne". Entre temps, tu rencontres le bonheur en la personne de Mireille TAHON avec qui tu convoles en juste noce. Depuis, tous les étés tu viens passer un mois de vacances à Gruissan, pour te ressourcer en famille et faire partager cetamour du village à ta fille Florence avec qui tu entretiens une filiation fusionnelle. Depuis quelques années, cette passion de Gruissan tu la transmets à ton petit fils Mathis, à qui tu tiens comme à la prunelle de tes yeux.

Parlons en de tes yeux qui s'illuminent à chacun de tes éclats de rires. Parlons en de ton rire atypique qui attirela sympathie. Avec ton accent et ta voix forte de "poissonnier", Gruissan ne pouvait trouver mieux comme ambassadeur à Calais. Ainsi, avec ton verbe et ton timbre si particulier tu gagnes l'estime des calaisiens dont certains t'appellent affectueusement le "Marseillais". En 2007, dans un week-end tu fais l'aller retour entre Calais et Gruissan pour participer avec ton épouse à la "Cousinade ALLEON". Tu es radieux et ton bohneur est partagé. Que "c'est beau la vie" quand à Calais comme à Gruissan tu retrouves ce même horizon entre ciel et mer. Que "c'est beau la vie" quand tu marches sur les traces de ton père à la recherche des palourdes. Mais voilà que ce 13 mars, tu as suivi ses pas vers un autre horizon. Ton coeur a sombré, le notre a chaviré. Tes yeux clairs se sont fermés, ton sourire inoubliable s'est figé. De ton village natal tu emportes quelquesphotos glissées dans ton linceul. A présent, ton silence m'oblige à parler de toi au passé.

Quand l'immense cortège a franchi le parvis de l'église, l'émotion était à son comble. Ils étaient tous là, tes collègues douaniers, tescamarades du port, tes partenaires de belote, tes amis jardiniers...Tous les Calaisiens qui t'avaient adopté sont venus te rendre un hommage appuyé.Difficile de ne pas imaginer leur tristesse quand ils ont défilé au son de l'Ave Maria.Difficile de ne pas imaginer dans leurs yeux éplorés l'expression de leurs regrets.

"Tu aurai pu vivre encore un peu, pour notre bohneur, pour notre lumière, avec ton sourire, avec tes yeux clairs, ton esprit ouvert, ton air généreux...tu aurai pu vivre encore un peu, ne pas m'imposer d'écrire ces vers..." Oui tu aurai pu vivre encore un peu, voir grandir Mathis, lui apprendre à pêcher la saoucanelle sur le plan d'eau de mateille. Oui tu aurai pu vivre encore un peu, vieillir avec Mireille de longs jours heureux. Oui tu aurai pu vivre encore un peu, épargner à Florence ces moments douloureux. Mais voilà, tu n'es plus là. Tu es plus haut.

Ta soeur marie Françoise, ta famille, tes amis de jeunesse, ton Gruissan ont les yeux tournés vers l'Azur des Cieux, y cherchant les signes de ta présence. A travers ces quelques lignes, ils ont voulu à leur tour te rendre hommage. Ils t'imaginent aux côtés de tes parents trop tôt disparus eux aussi. Oh! coqui de sort! Dorénavant, la couleur de ta chemise se confond avec celle du ciel. S'il est vrai que de là haut tu nous contemples, sache qu'avec nos bleus à l'âme toutes nos pensées vont vers toi car elles ne connaissent pas de frontières. Que déclarer de plus à un douanier, sinon qu'on t'aime. "Le poète a toujours raison...qui voit plus haut que l'horizon..." Que tous nos poutous s'envolent vers toi...plus haut que l'horizon!

NB: Pour écrire ces quelques lignes, je t'avoue avoir beaucoup ramé. Les larmes à contre courant de chaque mot ont ralenti ma pensée. "A n'en savoir que dire...", j'ai dû emprunter à Jean Ferrat sa force poétique pour exprimer "La douleur du partir..." deux voix se sont éteintes. Jean FERRAT est entré au panthéon de la chanson Française. BOULI est entré au Panthéon des ambassadeurs Gruissanais. Ton cousin B.M

21/03/2010

Naissances

Elles s'appellent Emmy et Laly. Elles sont nées le 5 février 2010. Vous aurez compris qu'elles sont jumelles, ce qui porte à 5 le nombre d'enfants de notre Présidente, Sandrine SERVAT. Félicitations à la maman, mais aussi au papa Aurélien SALAET.

15:02 Publié dans ETAT CIVIL | Lien permanent | Commentaires (0)