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01/01/2010

Bonne année 2010

Chaque Saint Sylvestre sonné nous fait plus vieux d’une année

 

Sylvestre vient de « Sylvia » qui signifie forêt. C’est ainsi que dans certaines régions, Saint Sylvestre devint le protecteur des pâturages boisés et du bétail. Mais Saint Sylvestre décédé le 31 décembre 335 fut un Pape Bâtisseur qui fit ériger pas moins de 4 Basiliques. C’est ainsi qu’il devint de façon plus générale le Saint Patron des maçons, carriers et tailleurs de Pierres.              

Quant au mois de janvier, il doit son nom à Janus, dieu des portes et des commencements. Celui-ci avait 2 visages : l’un vers l ‘avant, l’autre vers l’arrière.

Dorénavant, quand vous réveillonnerez, vous regarderez en arrière en ayant une pensée pour vos aïeuls tailleurs de Pierres, puis regarderez en avant en poussant la porte d’une nouvelle année !

De 1910 à 2010, il s’en est poussé des portes.

Aussi, nous ne citerons que quelques  évènements centenaires et cinquantenaires.

En 1910, Paris était inondé, et l’équipe de France de rugby participait à son 1er tournoi des V nations. Cette année là verra la naissance de Cousteau et Anouilh, mais aussi le décès de Jules renard.

A Gruissan, naissait Vincent AMBERT, tandis que les Salins du Midi voyaient le jour. Depuis cette compagnie a cessé ses activités il y a quelques années, et vient de marquer son centenaire en licenciant le dernier saunier de Gruissan !

En 1960, l’Aviron Gruissanais remportait la coupe du Languedoc de rugby à XV.

C’était le temps où l’ossature de l’équipe était constituée de Gruissanais de « pure souche » et où prédominait « l’esprit de clocher ».

De ce passé, il nous reste le souvenir, quelques photos et une chanson signée Vincent Ambert

01/11/2009

Eugène ALLEON, 1921 - 2009

EUGENE A01.JPGEugène ALLEON est né le 1er février 1921 à Gruissan. Fils unique d’Albertou ALLEON et de Jeanne PESQUI, il passe son enfance à Gruissan. Le métier de ses aïeuls, tailleur de pierres, est en extinction. Ses parents se sont tournés vers les métiers de la vigne, la pêche, les salins et le commerce.

A la stupéfaction de toute la famille, il a tout juste 13 ans quand il rentre dans la Marine. Il embarque sur un navire de la compagnie maritime DAHER, aux côtés de son oncle CADASSUS Gabriel, avec pour seule tenue de marin, un caleçon de rugby cédé par son oncle Martin ALLEON.

Durant 4 années, il sera mousse. Malheureusement, de cette période nous n’avons pas de livret de la marine. Nous savons seulement qu’il fût hospitalisé quelques mois à ALEXANDRIE, suite à une chute accidentelle depuis le pont jusqu’au au fond d’une cale, chute provoquée par une palanquée à l’occasion d’une mauvaise manœuvre de l’équipage. Il en faut plus pour le décourager. De 1938 à 1940, il sert la Compagnie des messageries Maritimes et embarque successivement sur 2 paquebots poste : LE CHAMPOLLION puis le MARIETTE PACHA. Il est alors garçon stagiaire sur la ligne du levant qui relie Marseille, Alexandrie, Port Saïd et Beyrouth.

En 1939, les troupes Françaises sont embarquées sur le navire. Le 22 septembre 1939, le MARIETTE PACHA heurte le CHENONCEAU, faisant 11 morts et des dégâts matériels légers.

Période seconde guerre mondiale :

De retour dans son port d’attache de Marseille, Eugène est mobilisé sous les drapeaux du 6/9/1941 au 15/10/1945. Sur le croiseur COLBERT, il participe au sabordage de la flotte à Toulon, les 7 et 11 mars 1944. Sous l’occupation, il est contraint de participer à la construction des Blockhaus autour de son village natal, Gruissan. Puis, appelé à Castelsarrasin,  il est affecté à la brigade de gendarmerie chargée de traquer les « collabos ».

Enfin, à la fin de la guerre il est missioné à Port Vendres pour participer à l’opération de déminage. C’est alors que basé à Paris au ministère de la Marine, il se voit proposé de continuer à servir un Amiral.

L’appel de la mer étant plus fort, il refuse et reprend le large du 16/10 au 15/12/1945.

Entre temps, il profite d’une permission pour épouser Georgette BOUCABEILLE, le 30 octobre 1945. De cette union naîtront 3 enfants : Félix (1947 – 1947), puis Félicie en 1951 et Albert en 1956.

 

Période guerre indochine (1946 – 1954) :

Eugène débute la carrière de garçon de cabine sur LE PROVIDENCE, paquebot frère du PATRIA, de la Compagnie des Messageries Maritimes. Ce bâtiment de la flotte, réparé à la fin de la guerre, est le premier à reprendre la mer à destination de l’Egypte, la Syrie et l’Arabie Saoudite.

Ce n’est qu’à partir du 12 novembre 1947 qu’Eugène va naviguer sur la ligne d’Extrême Orient (Indochine, Japon…) Il alternera ses voyages au long cours sur le CHANTILLY (détruit en 1951), l’ ANDRE LEBON (démoli en 1952), le FELIX ROUSSEL (vendu en 1955), et LA MARSEILLAISE qui fut le plus grand et le plus luxueux de tous les paquebots de l’histoire de la Compagnie des Messageries Maritimes.

Durant cette période, il embarquera également sur l’ATHOS II pour faire les pèlerinages de Casablanca (Maroc) vers Djedda (Arabie Saoudite).

Période guerre d’Algérie (1954 – 1962) :

Eugène va continuer à naviguer essentiellement sur la ligne d’Extrême Orient, sur 3 paquebots frères construits vers 1952 : LE CAMBODGE, LE VIETNAM et LE LAOS. En septembre 1957, il sera du voyage qui transportait le roi Sihanouk et sa femme, sur le VIETNAM à destination de Marseille.

 

Sur le CAMBODGE, en 1962 il participe au rapatriement des Français d’Algérie. Auparavant, il avait fait partie du dernier voyage de LA MARSEILLAISE en 1956, année où il effectue sa seule croisière en RUSSIE.

En 1958, sur le LA BOURDONAIS, il rallie pour la première fois Marseille à Madagascar et la Réunion en   passant parle canal de SUEZ et la côte orientale d’Afrique.

 

Les années 60 :

Eugène va multiplier ses voyages sur l’Océan Indien, vers l’Extrême Orient à bord des paquebots suivants : LE VIETNAM, LE LA BOURDONAIS, LE LAOS, LE CAMBODGE.

En 1968, sur le JEAN LABORDE, il rejoint à nouveau Madagascar et la réunion, cette fois par la route du Cap. En 1969, c’est à bord du PACIFIQUE (Ex Vietnam) qu’il se rend vers une nouvelle destination au sud du pacifique : l’Australie et Tahiti.

 

Les années 70 :

Eugène va continuer à naviguer sur la ligne Marseille, Antilles, Panama, Papeete, Nouméa, Australie à bord de 2 paquebots : LE TAHITIEN et LE CALEDONIEN. En 1972, il va être promu Maître d’Hôtel et va changer de port d’attache.

Désormais, il va embarquer à Dunkerque pour la Compagnie Transatlantique, et en passant par les ports du Nord rejoindra l’Australie, les Iles Pacifiques et la Nouvelle Zélande sur 3 cargos tout neuf, lancés en 1970 : LE ZEEBRUGGE, LE ZELANDE et LE ZAMBEZE. Sur la même ligne, il naviguera également à bord du KANGOUROU, premier porte conteneurs de la compagnie.

 

La retraite :

Eugène terminera sa carrière le 25 novembre 1975 sur le ZEEBRUGGE. En km, il aura effectué maintes fois le tour du monde, essuyé plusieurs typhons, échappé à plusieurs accidents, supporté la chaleur (jusqu’à l’apparition de la climatisation dans les cabines).

41 ans de navigation, 15 heures de travail par jour, de longs mois loin de la famille, voilà qui suscite le respect et l’admiration du personnage et à travers lui de tous les marins. Concurrencée par l’aviation, la compagnie maritime était en difficulté vers la fin des années 70. Il ne restait plus que 5 maîtres d’hôtel : Eugène faisait partie de ceux-la.

 

Ces conditions de vie qu’il avait certes choisi ne lui laissaient guerre de temps pour les loisirs. A bord, il pratiquait les jeux de société et parfois le water-polo. A terre il préférait rester en famille ou emmener ses enfants voir les match de foot ou de jeu à XIII. De retour à Gruissan, il travaille un laps de temps à la Vigie puis aspire à la tranquillité, pratique la chasse à la palombe, aux canards et aux lièvres. Il s’adonne volontiers aux traditionnelles vendanges et passe des jours paisibles. Cette paix intérieure sera troublée subitement par le décès de son épouse Georgette, en 1991 jour de la fête des mères. La même année, la naissance de son petit fils Alexandre lui apportera du réconfort, sans effacer la peine de cette disparition brutale. Pendant 18 années Eugène va vivre entouré de l’attention de ses enfants. En Mai 2007, ils l’accompagneront à la « Cousinade ALLEON » dont il était le doyen. Ces derniers temps, il se faisait plus rare sur le banc de la Vendée où il avait pour habitude de rejoindre les voisins du quartier. Peu à peu, sa santé s’est fragilisée jusqu’à l’accident vasculaire nécessitant son hospitalisation. Il luttera courageusement jusqu’au 19 octobre dernier, avant que son dernier souffle ne porte des embruns dans les yeux de ses proches. Avec Eugène ALLEON (88 ans), disparaît une figure locale, mais aussi le doyen des navigateurs Gruissanais. Nous garderons de lui le souvenir d’un être méritant, discret et attachant. Nos meilleures pensées à FELICIE, ALBERT, ALEXANDRE, PASCALE et tous leurs proches.

 

Périodes des services d’Eugène ALLEON

De 1938 à 1975, sur une vingtaine de paquebots

 

 

LIGNE EGYPTE – SYRIE - BEYROUTH

 

LE CHAMPOLION

LE MARIETTE PACHA

LE PROVIDENCE

LA MARSEILLAISE

 

24/06/1938 au  16/04/1939

26/07/1939 au  19/12/1940

07/01/1946 au  10/06/1947

13/03/1956 au  04/09/1956

 

LIGNE EXTREME ORIENT

 

LE FELIX ROUSSEL

 

LE ANDRE LEBON

 

LE CHANTILLY

LA MARSEILLAISE

LE CAMBODGE

 

 

LE VIETNAM

 

 

LE LAOS

 

 

12/11/1947 au  02/07/1948

02/09/1953 au  26/08/1954

25/08/1948 au  19/02/1950

27/11/1951 au  19/08/1952

04/04/1950 au  17/11/1950

27/12/1950 au  21/09/1951

19/01/1955 au  05/12/1955

26/08/1961 au  06/02/1963

03/09/1965 au  09/02/1966

10/10/1956 au  14/09/1957

01/04/1963 au  20/04/1963

19/04/1966 au  15/12/1966

25/10/1958 au  24/06/1961

05/09/1964 au  23/04/1965

18/08/1967 au  28/11/1967

 

LIGNE MADAGASCAR LA REUNION

 

LA BOURDONAIS

 

LE JEAN LABORDE

 

 

03/12/1957 au  12/08/1958

04/02/1964 au  23/06/1964

18/02/1968 au  07/09/1968

MAROC ARABIE SAOUDITE

 

LE ATHOS II

 

16/12/1952 au  27/07/1953

 

ANTILLE PANAMA ILES PACIFIQUES AUSTRALIE

 

LE PACIFIQUE

LE TAHITIEN

LE CALEDONIEN

LE MORONI

 

25/01/1969 au  28/08/1969

09/12/1969 au  08/04/1970

28/05/1970 au  06/05/1971

01/01/1972 au  08/02/1972

28/01/1973 au  21/06/1973

 

Dunkerque Ports du Nord Panama Iles pacifique N Zélande

 

LE KANGOUROU

LE ZELANDE

 

LE ZAMBEZE

LE ZEEBRUGGE

 

10/09/1972 au  12/11/1973

22/09/1973 au  04/01/1974

13/03/1975 au  01/07/1975

28/02/1974 au  03/01/1975

03/03/1972 au  26/06/1972

20/08/1975 au  25/11/1975

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : ne figurent pas les congés, ni la période de 1934 à 1937,

ni la période sous les drapeaux où il était sur LE COLBERT

 

 

 

31/10/2009

Naissances

Naissances

 

Justine ESTIVALET, le 17 août

au foyer de Céline MILLAGOU et Dany ESTIVALET.

Bienvenue à la petite sœur de Quentin, et félicitations aux parents

(Branche Marthe ALLEON )

 

Lucie MOTHE, le 10 septembre au foyer de Céline et Alexandre MOTHE.

Bienvenue à la petite sœur de Julie et félicitations aux parents.

(Branche Marthe ALLEON)

 

 

ERRATUM

 

A juste titre, vous avez pu remarquer une anomalie dans la brochure « Gruissan au temps des ALLEON », à propos du Mariage de Philippe ALLEON avec Céleste TAILLADE veuve PORTES. Il était mentionné que celle-ci était veuve depuis 3 jours à peine avant son remariage. Cela mérite une explication. En fait, son premier mari Jean PORTES était porté disparu en mer depuis 1869, sans que son décès ait été enregistré.

Donc, il a fallu un jugement pour transcrire officiellement ce décès dans le registre d’état civil. Cela c’est fait le 9 avril 1877. Céleste TAILLADE devint officiellement veuve de PORTES et pu se remarier 3 jours après (le 12 avril 1877) avec Philippe ALLEON.

16:45 Publié dans ETAT CIVIL | Lien permanent | Commentaires (0)