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26/08/2009

Jeannot CARBONEL

Jean Carbonnel.jpgIl fut baptisé de 3 prénoms : Jean Baptiste et Pierre.

Baptiste, c’est l’être de la compassion, du cœur et du rêve. Pierre, c’est le Saint qu’il honorait tous les 29 juin lors de la fête des pêcheurs.

Enfin, Jean est l’un des prénoms les plus portés par des grands de l’histoire et de l’esprit, à travers ce monde.

En Amérique, il aurait été Yankee.

Pour les Grusanot, c’était JEANNOT, un pseudonyme qui rime avec les flots. A bord de la vedette de sauvetage, entre mer et ciel, il n’en était pas moins homme du terroir. Il portait un nom terrien, celui de CARBONEL

Très répandu dans les P.O, son nom vient du catalan Carbo = Charbon (du latin carbone), qui a été utilisé comme nom de personne à partir du moyen âge.

Mélanie, la mère de Jeannot, portait également un nom catalan, celui de MAZO, venant de « Mazou » équivalent du français « Maison ».

Mais il y a de nombreuses générations que les CARBONEL sont installés à Gruissan. Jeannot était le digne représentant de ses aïeuls, perpétuant leurs traditions, mais aussi la mémoire de son village.

Le personnage mériterait une biographie à la hauteur de tous ses engagements et des hommages qui lui ont été rendus.

Notre bulletin ne comporte pas assez de pages pour dresser le portrait et l’itinéraire du personnage. Il est également impossible de diffuser son arbre généalogique composé de tous ses ascendants directs.

Mais l’étude généalogique en cours nous permet de tirer quelques conclusions sur les ancêtres de « Jeanot ». Pour l’instant, nous n’avons pas pu établir de lien avec Jean CARBONEL, maréchal Ferrand né en 1732, évoqué dans le « Gruissan d’Autrefois »n°105, consacré à la famille CARBONEL.

Nous sommes remontés jusqu’à Jean-Pierre CARBONEL décédé à Narbonne le 9 septembre 1846.

Entre 1825 et 1927, nous comptons 6 générations de CARBONEL. Côté maternel, nous avons enregistré 4 générations de MAZO. Le plus ancien, Jean MAZO réfugié Espagnol s’était installé cultivateur à AZILLE (Aude). De son union avec Rose BOURGAI, également réfugiée espagnole, naîtra à AZILLE, Jean Baptiste Joseph MAZO, chiffonnier qui viendra s’installer cultivateur à Gruissan. Il prendra pour épouse Pauline Mélanie PASCAL. Deux générations plus tard les familles MAZO et CARBONEL uniront leurs destinées et donneront naissance à « Jeanot » CARBONEL en 1927.

Entre temps, ce sont plusieurs familles de Gruissanais qui ont mêlé leur sang. Comme le démontre le tableau ci-dessous, on compte 19 patronymes dans les ascendants directs de « Jeanot » CARBONEL.

 

Patronymes observés

Nb. d'observations

Début

Fin

AMIGUES

4

1791

1838

AZIBERT

10

1793

1881

BADALUS

1

1780

1780

BONNOT

3

1791

1823

BOUIS

5

1788

1860

BOURGAI

1

1811

1811

CARBONEL

6

1825

1927

GAUBERT

1

1796

1796

ICHE

2

1806

1834

LABATUT

1

 

 

MAZO

4

1809

1907

MONNIER

4

1819

1882

MOURRUT

3

1776

1856

PASCAL

3

1819

1845

PORTES

2

1797

1824

PUJOL

1

1785

1785

RIZOULIERES

3

1791

1857

SERES

1

1788

1788

TAILLADE

2

1804

1829

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les 56 aïeuls recensés, les professions les plus représentées chez les 28 hommes sont celles de marin (14) et cultivateurs (6).

De 1825 à 1849, les hommes se mariaient en moyenne vers 22 ans, les femmes vers 19 ans.

D’après nos recherches, c’est aux alentours de 1850 que l’on comptait le plus d’ancêtres vivants. Jusqu’en 1900, ils avaient une longévité de 60 ans. Elle passera progressivement à 70 puis 80 ans.

Ces statistiques sont provisoires bien entendu. Elles seront corrigées au fur et à mesure de l’avancée de nos recherches généalogiques.

Nos résultats sont déjà significatifs quant à l’importance de la famille CARBONEL dans notre village.

Un village dont « Jeanot » aimait conter us et coutumes avec la verve qu’on lui connaissait.

De la vedette de cabaret (notre photo) à la vedette de sauvetage, « Jeanot » restera à jamais la vedette des Gruissanais. A sa femme Alice, à ses enfants et toute sa famille, nous adressons une pensée.

 

NB : L’arbre généalogique de « Jeanot » CARBONEL, en cours de réalisation  pourra être consulté auprès de notre cercle généalogique. En raison de la législation en vigueur, ne figureront que les ascendants.

 

31/07/2009

Vie de l'association

En Bref

 

Adhésions : en 2009, notre association compte à ce jour 104 adhérents (44 duos et 16 solos)

 

Naissances en ce premier semestre 2009 :

 

-         Maxime LENOIR le 9 mars 2009 au foyer d’Alexia ALLEON et de Frédéric LENOIR

-         Estéban FUMAT le 7 juillet 2009 au foyer de Christophe FUMAT et Aurélie COUTURIER

 

Félicitations aux parents et à toute leur famille.

 

Erratum : plusieurs erreurs se sont glissées dans la brochure consacrée aux ALLEON.

Je vous prie d’accepter mes excuses.

-         Vous trouverez ci-joint une étiquette à coller au bas du second arbre généalogique consacré aux souches Gruissanaises

-         Dans l’équipe de l’Aviron en 1922, Baptistou ALLEON était le beau frère de Joseph BRAS et non son neveu

-         Erreur d’état civil :       ðEn 1951, Aimé MILHE fils est né le 2 juin

ðle 11 février 1994 est née Diandra DELGADO DA CRUZ

 

Si vous relevez d’autres erreurs, n’hésitez pas à me les faire connaître.

30/07/2009

Quelle mouche l'a piqué ?

8 Anecdote : « Quelle mouche l’a piqué ? »

       

 Dans cette nouvelle rubrique, nous allons vous conter régulièrement aventures et mésaventures de nos aïeuls, à travers des anecdotes, plus ou moins « croustillantes » !

Celle de ce mois-ci nous a été rapportée par Serge ALLEON.

Son père Martin, au demeurant fort sympathique, assumait son sobriquet de « Tête de fer », en raison de ses coups de colère légendaires. Matinal, il chantonnait en faisant sa toilette, avant d’entamer une longue journée de travail à l’INRA, sur le domaine de Pech Rouge.

Une sieste s’imposait alors après le repas de midi. Martin prenait ses distances, et à l’ombre d’un pin, bercé par le son des cigales, plongeait dans un profond sommeil réparateur.

« Espataré » sur le dos, il dormait un bras tendu au dessus de la tête. Etait ce en signe de son engagement politique ? Toujours est-il qu’il était déconseillé de le réveiller de peur que cette main tendue ne se transforme en poing fermé ! Nous exagérons biensûr, mais il est vrai que tiré malgré lui de sa sieste, il pouvait être de mauvaise humeur. Aussi, ses collègues de travail évitaient de s’en approcher.

Pourtant un jour il se releva subitement, gesticulant dans tous les sens et débitant tout un vocabulaire, tel le capitaine Haddock ! Quelle mouche l’avait piqué ? D’abord surpris et apeurés, ses collègues éclatèrent de rire, quand l’un des témoins raconta la scène : le bras tendu de Martin s’était replié et sa main avait effleuré son visage le réveillant ainsi en sursaut ! L’histoire ne dit pas s’il continua de dormir le bras tendu au dessus de la tête !

Depuis, cette anecdote fut souvent racontée dans le cercle de ses amis. Elle est aujourd’hui l’occasion d’entretenir une pensée pour Martin. Il aurait 100 ans le 10 novembre prochain.

13:56 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)